mardi 30 janvier 2007
So spread your wings and fly, butterfly
Je ne sais pas si mon matérialisme me sauvera ou me perdra, mais je n'arrive pas à imaginer autre chose au delà de. Je ne peux pas lui écrire quelques mots sur un morceau de papier, ça n'a pas de sens pour moi. Par contre, l'incompréhension, ne pas pouvoir seulement envisager la souffrance nécessaire à faire ce choix, celui d'attenter à sa propre vie. Et puis cet horrible paradoxe, la vie doit continuer, la vie continue effectivement et on peut le soir-même boire des chocolats chauds en riant de nos propos graveleux, et pourtant comment le monde peut-il continuer à tourner quand une vie se termine à vingt-deux ans à peine ? Je sais, ça arrive tous le temps, et je réalise à quel point je vis aux pays des bisounours. Juste cette fois, il y a douze ans, fait divers, journalisme obscène, cette mère en pleurs sur le cercueil, quatorze ans à peine. A nouveau, je regarde de loin, les yeux secs quand la promo s'épanche, plutôt choc et sidération, et cette foutue "cellule de crise" qui m'a minée plus qu'autre chose. Je ne l'ai pas réellement connu - mais qui, finalement ? - j'ai déjà accepté, par un autre biais, le fait qu'il n'y aurait de toute façon rien eu à faire, alors encore moins par moi. Pire que ce calme presque honteux, les doutes de la future thérapeute résultant de ce constat d'impuissance, les "est-ce que ?", les "à quoi bon ?"... Et maintenant, chacun à notre niveau, il nous faut reconstruire le réel avec un vide au creux des tripes, faire le deuil de ce qui ne sera pas.
23:18 :: Ma vie en vrac :: #258 :: haev0fnu
mercredi 3 janvier 2007
J'existe, je me suis rencontrée
La perfection, ce n'est pas quand il n'y a plus rien à ajouter, c'est quand il n'y a plus rien à retrancher. (Antoine de St-Exupery)
Lue deux fois depuis début 2007 (une fois par jour, donc) dans Civ4 et chez Guillermito, et je ne crois plus au Hasard, vu que c'est moi. Alors je note, je comprendrai en temps voulu. D'ici là, je vais essayer de me débarasser de cette vilaine impression d'avoir une bombe à retardement en lieu et place du cerveau - speaking is NOT communication - ça me fera passer peut-être de meilleurs réveillons.
Le réveillon, parlons-en, non plutôt n'en parlons pas, je ne suis pas rentrée chez moi à pied ça fait vingt-cinq kilomètres enfin voyons, mais je sais pas la musique les boissons peut-être trop de gens finalement, toujours envie d'être ailleurs, là maintenant je google cette phrase mollement et je retombe chez Guillermito mon mentor mon Dieu, la boucle reboucle, je suis toute perplexifiée.
L'équilibre, c'est la mort.
Sinon je m'habille en fille, et j'ai des fourmis dans les orteils quand je me lève le matin, je m'interroge, est-ce que c'est normal quand on porte des talons huit heures par jour après vingt-cinq ans de semelles plates - à défaut d'équitables - ou est-ce qu'il va falloir amputer, une psychomotricienne sans pieds ça marche vachement moins bien, non ? Et vous serez heureux d'apprendre qu'Aieia est de meilleure humeur, m'a-t-elle dit, ça doit être ses nouvelles oreilles, mais elle persiste à me manger mes commissions.
Point de vue résolutions, la grande lubie de l'année - mais j'espère transformer l'essai, parce que merde, pour une fois que j'ai une toquade utile - c'est de me mettre à la couture. Les fautives ce sont Eolune et Bambou qui m'ont fait me dire qu'on pouvait faire des trucs jolis sans avoir quinze ans de pratique derrière soi, et l'idée d'en parler à un maximum de gens, c'est pour me retrouver au pied du mur et m'y mettre vraiment, sinon je vais procrastiner pendant des siècles.
Rien avant, rien de plus.
01:29 :: Ma vie en vrac :: #252 :: haev2fnu




